La naturopathie, qui constitue une branche distincte dans l’organisation des soins de santé
primaires, repose sur le recours à des méthodes naturelles qui
permettent de soutenir et de stimuler les capacités d’auto guérison de l’organisme.
La naturopathie regroupe 10 techniques dont les principales sont :
- La bromathologie (alimentation saine),
- La biokinésie (exercices physiques visant à activer les organes),
- L’hydrologie (différents bains),
- La psychologie.
La pratique de la naturopathie repose sur six principes:
- ne pas causer de tort (primum non nocere),
- exploiter le pouvoir de guérison de la nature (vis medicatrix naturae),
- déterminer les causes et les éliminer (tolle causum),
- guérir signifie éduquer (docere),
- traiter la personne entière,
- promouvoir la santé.
Cette hygiène vitale s’est développée aux États Unis depuis plus d'un
siècle, et en France depuis 1935 grâce à PV Marchesseau qui a fait une
synthèse des différentes techniques. Ni médecins, ni guérisseurs, les
praticiens vitalistes font office "d’éducateurs de santé", hygiénistes
soucieux d'enseigner les clés de l'authentique prévention et des cures
pouvant optimiser l'auto guérison.
- L’éducation sanitaire
Elle doit s'opérer principalement via les médias spécialisés ou non
(presse, conférences, séminaires, salons, congrès) et au plan de
l'individu (consultations). L'information est aussi proposée dans les
écoles, lycées et les entreprises. Cette «pédagogie de santé populaire»
tend à rendre la personne plus consciente et plus libre, responsable et
autonome dans sa vie propre comme dans sa dimension de citoyen
(écologie, épanouissement socioculturel).
- La prévention
Il s'agit essentiellement de prévenir activement les maladies par une
hygiène de vie optimum. Ses actions se situent bien en amont de la
maladie, solutionnant de nombreux troubles, dits «de civilisation»,
dont les traitements coûteux, en aval, ruinent chaque année un peu plus
les caisses de l' État.
- La complémentarité d’action
Les corporations médicales (diagnostic toujours posé par un médecin,
respect des traitements médicaux en cours, connaissance de la
sémiologie d'exclusion faisant renvoyer au corps allopathique tous les
cas graves ou suspects) sont essentielles. Donc humilité, conscience
des limites et des compétences au service de la vie et de la santé
authentique appartiennent à la rigueur de la déontologie du praticien
de santé naturopathe.
- L’accompagnement de la croissance de chacun
Soucieux des richesses créatrices, affectives, intellectuelles ou
spirituelles latentes, le praticien accompagne au mieux les prises de
conscience personnelles et le développement du potentiel de chacun. Ses
objectifs de qualité de vie et d'harmonie participent ainsi à la
construction d'une société faite d'individus " bien dans leur corps,
bien dans leur assiette, et bien dans leur cœur et leur tête". Un "
devoir de cohérence" fait aussi que le naturopathe s'applique
personnellement à vivre et pratiquer au mieux ce qu'il enseigne.